Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

Sous l’autorité du patron du bateau, le matelot à la pêche participe à la conduite du navire, aux opérations de pêche et au traitement des poissons capturés. Il prend également part à l'entretien et veille à la sécurité du navire et des personnes embarquées.

Le métier de matelot à la pêche est parfois difficile, il faut être endurant et avoir l'esprit d’équipe. Il offre de réelles perspectives de carrière. Depuis de nombreuses années, le secteur de la pêche recrute sans cesse de nouveaux marins. Les offres d’emploi sont donc nombreuses et les salaires souvent attrayants.

Voir le témoignage de Anthony Coïc : matelot à la pêche


Témoignage de matelots.

"Nous avons choisi ce métier pour plusieurs raisons. Tout d’abord, nous sommes tombés dedans quand nous étions petits car nos familles sont dans ce milieu depuis plusieurs générations. Nos pères nous ont emmenés très tôt à la mer, ce qui nous a tout de suite plu, surtout cette sensation de liberté que l’on a lorsque l’on est seul sur l’océan. La dernière raison qui nous a donné envie, c’est le goût du risque car il ne faut pas oublier que le métier de marin pêcheur est l’un des plus dangereux du monde, mais aussi le plus beau !"
Yvon, Gautier et Charly, marins à la pêche.

Activités

Le matelot à la pêche exerce son activité à bord des navires de pêche qui croisent en mer ou dans les estuaires. A bord, il participe à l'ensemble des activités suivantes :

Conduite du navire

Il participe au quart à la passerelle et guette les dangers éventuels (rochers, débris,...). En pleine mer ou au port, il prend part aux manœuvres du bateau. Dans certains cas, il peut piloter les embarcations annexes comme les canots de sauvetage.

Pêche

Il participe à la détection des bancs de poissons et à la surveillance des opérations de pêche. Il s'occupe également de préparer, mettre à l'eau et relever les engins de pêche (chaluts, dragues...).

Traitement des poissons

Il trie, prépare, éviscère, met en filets, conditionne, glace, ou sale, et stocke les poissons capturés. Au port, il aide à décharger le poisson pêché et à charger les vivres et approvisionnements.

Entretien du bateau et des engins de pêche

Il entretient (nettoyage, rangement, montage) et répare les engins de pêche (ramendage des filets…). Il participe également à l’entretien général du navire et peut aussi préparer la cuisine à bord.

Sécurité du navire et des marins

La sécurité de l’équipage reposant souvent sur une seule personne, cet aspect du métier est vital et la formation à la sécurité indispensable. A ce titre, et comme chacun à bord, le matelot à la pêche participe aux exercices de sécurité.


Qualités requises

Dictés par l'environnement et les exigences de production, le rythme et les horaires de travail à la pêche sont atypiques. Pour être matelot à la pêche, il faut donc :

  • être apte physiquement et endurant ;
  • aimer travailler en équipe ;
  • pouvoir vivre en collectivité dans un espace restreint.

Salaires et conditions de travail

Les salaires peuvent varier en fonction de différents critères.

La part du matelot sur la valeur des captures représente un salaire qui peut varier de 1 500 € à 3 800 € bruts/mois. Différents facteurs (quantité pêchée, type de pêche, prix de vente, prix du carburant, etc.) expliquent ces variations de rémunérations.

Les conditions de travail, parfois physiquement difficiles, sont soumises à de nombreux facteurs.

Elles dépendent :

  • de la zone géographique : Océan Atlantique, Manche, Mer du Nord, Méditerranée, Océan Indien, Océan Pacifique, Mer des Caraïbes, etc ... ;
  • de la météo selon la saison : mouvements de roulis et de tangage, parfois par gros temps, exposition permanente à l'humidité et au bruit à l'intérieur, aux vagues et aux embruns sur le pont,
  • des caractéristiques du navire : bateaux de moins de 12 mètres, de 12 à 16 mètres, de 25 à 33 mètres, de plus de 33 mètres, de plus de 70 mètres (thoniers) ;
  • des techniques de pêches utilisées : casiers, nasses, lignes, filets, sennes, dragues, chaluts. de la durée d'absence du port : moins de 24 heures en petite pêche avec un équipage de 1 à 3 hommes, jusqu’à plusieurs mois avec un équipage de 50 hommes sur un navire usine.

Formations et carrières

Visite médicale obligatoire avant d'intégrer une école

Avant d'intégrer une école, chaque futur marin à la pêche doit obligatoirement passer une visite médicale auprès d'un médecin des gens de mer permettant de vérifier son aptitude physique. Les marins peuvent prendre directement rendez-vous en ligne sur le site internet du Service de santé des gens de mer (SSGM).

Des formations accessibles à tous

Les formations pour devenir matelot à la pêche sont accessibles dès le collège et même sans avoir de diplôme particulier.

De nombreuses perspectives d'évolution ou de reconversion de carrière

La formation professionnelle maritime offre de nombreuses possibilités de formation continue permettant aux marins d'accéder aux fonctions les plus élevées. Ils peuvent également évoluer vers la navigation au commerce ou le yachting professionnel ou choisir d'exercer un métier à terre.

En savoir plus :
sur les techniques et les types de pêche
sur les formations de matelot au niveau collège ou à d'autres niveaux
sur l'aptitude physique.