Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie
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Premier niveau de qualification dans la profession de marin, la fonction de matelot est polyvalente : elle s'exerce aussi bien au pont (conduite du navire) qu'à la machine.

Il fait la veille à la passerelle par période de 4 heures sous les ordres de l'officier de quart ou bien à la machine comme ouvrier graisseur ou nettoyeur. Il participe aux manoeuvres. Il peut également aider dans des tâches d’agent du service général (cuisine, bar, restaurant).

«J'ai toujours vécu au bord de l'océan et j'ai souvent accompagné mon père marin-pêcheur. Je me suis rendu compte que je ne pouvais pas vivre sans la mer. Notre mission, c'est d'entretenir les chenaux du port de Nantes. Mon travail sur la drague, c'est un peu comme un stage rémunéré. Je fais une semaine sur le pont et une semaine en tant que mécanicien.»

Activités

Au pont, sous la responsabilité du lieutenant chargé du quart ou d'un maître d'équipage (bosco), le matelot participe à toutes les manoeuvres du navire à la mer ou au port : amarrage, accostage, mouillage, appareillage, remorquage, etc.

A la passerelle, il participe au quart en surveillant l’horizon et en signalant l’approche de la côte, d'obstacles ou d’autres navires ; avec une qualification de timonier il peut également y tenir la barre.

Il participe chaque jour aux travaux de propreté, d'entretien et de rangement des locaux, des coursives et de la timonerie. Il assiste le lieutenant de quart lors des opérations de chargement, déchargement, ballastage, lavage et manutention de la cargaison.

A la machine, il participe, sous l'autorité d'un maître ou d'un lieutenant, à l'entretien et à la réparation des machines et des équipements du navire ainsi que du moteur principal et des moteurs auxiliaires.

Il est responsable du graissage des appareils et accessoires et assiste le pompiste lors des opérations de branchement/débranchement des tuyaux de remplissage ou de vidange des fluides du bord (eau, gas-oil, gaz, pétrole, etc.).


Qualités requises

Les marins travaillent dans un milieu fermé et mouvant, sur un navire exploité 7 jours sur 7 dans un environnement marin attrayant mais difficile.

Que l'on embarque sur un paquebot, un pétrolier ou une vedette à passagers, les principes de sécurité, de sauvegarde de la vie humaine ainsi que la protection de l’environnement demandent de posséder dans tous les cas :

  • des compétences techniques,
  • des qualités de disponibilité, de vigilance, de rigueur,
  • une grande capacité d’adaptation,
  • un esprit d’équipe.

Salaires et conditions de travail

Le salaire mensuel brut moyen des matelots au commerce varie en général entre 1 300 à 1 700 €.

Le matelot accomplit ses tâches à la passerelle ou à la machine, en équipage de 2 à 3 personnes sur les vedettes à passagers, mais de plus de 100 marins sur les ferries ...

Le temps de travail est atypique. Le rythme varie en fonction du type de transport (marchandises et/ou passagers) et du type de navigation (courte distance, long cours, etc.). Il est fondé sur une alternance de périodes de navigation et de périodes de congés.

Au transport de marchandises, les embarquements durent en moyenne de 1 à 3 mois. Pour 1 mois de navigation, il y a environ 25 jours de repos à terre. En transport de passagers courte distance (car-ferries), l’alternance navigation/congés peut être de 7 jours/7 jours.


Formations et carrière

Pour naviguer comme matelot, il faut être titulaire soit du CAP maritime de matelot, soit du certificat d'initiation nautique (CIN).

Un matelot du commerce peut également embarquer à la pêche ou à la plaisance professionnelle.

À terre, il a la possibilité d'exercer sa profession dans les services techniques des armateurs, ainsi que dans des entreprises du secteur para-maritime.

Un matelot peut devenir capitaine ! La promotion professionnelle n'est pas un vain mot dans les métiers de marin, où la formation continue permet de progresser jusqu'aux brevets les plus élevés.

En savoir plus sur :
les formations marine marchande (pont)
les formations marine marchande (machine)
la formation au CAPM de matelot
la formation au CIN
les conditions d'aptitude physique

Le chef de quart passerelle (ou lieutenant au pont) est l'officier qui prend les décisions pour assurer la bonne marche du navire lorsque celui-ci est en navigation, et participe aux opérations commerciales lorsque le navire est à quai.


Lorsqu'il est de quart, il a une véritable délégation d'autorité du commandant. Il est le plus souvent assisté par un matelot de quart, qui surveille l'horizon et gouverne le navire selon ses indications de barre pendant les manoeuvres.

Voir le témoignage de Kristell Kerouredan : lieutenant au pont


Activités

Le chef de quart passerelle exerce la fonction de lieutenant sur tout navire de la marine marchande, que ce soit en cabotage ou au long cours.

D'un embarquement à l'autre, les fonctions du lieutenant peuvent varier selon le poste occupé

  • lieutenant de sécurité du navire (premier lieutenant), il organise les exercices d'incendie et d'abandon au cours de la journée en profitant des temps de disponibilité des membres d'équipage, voire même des passagers ;
  • lieutenant de navigation du navire (deuxième lieutenant), il prépare la navigation vers la destination prévue et soumet au commandant les meilleurs itinéraires en tenant compte des contraintes (horaires, distances, dangers, météo, etc.) et des capacités du navire ; il corrige les documents nautiques ; il gère la pharmacie et les soins.

Pendant son quart, le chef de quart passerelle est responsable de la marche du navire, de la route suivie, du respect des horaires, des manoeuvres pour éviter les obstacles ou croiser d'autres navires. Dans les passages délicats, les zones de navigation difficile ou d'intense trafic, le commandant est présent à la passerelle et peut prendre le quart si nécessaire. Sur les navires sismiques ou océanographiques, ou bien à l'offshore, le lieutenant assure le suivi de la route ou le maintien du navire dans une position précise. Lors de son quart de nuit, il doit également prendre en compte les alarmes machine et suivre l'intervention de l'officier de quart à la machine.

Lors des appareillages (départ du navire) et d’accostage (arrivée du navire), la tâche du lieutenant consiste à diriger les manoeuvres.

Il transmet les instructions du commandant au "bosco" (maître d'équipage) et à ses équipes qui effectuent les manoeuvres à l'avant ou à l'arrière du navire : passage des aussières aux lamaneurs et renforcement de l'amarrage ou, à l'inverse, largage progressif des amarres, etc.. Le lieutenant informe également la passerelle de tout problème survenant lors des manœuvres.


Qualités requises

Le chef de quart passerelle doit posséder une solide expérience de la mer et de la navigation. Il doit savoir prendre des décisions rapidement lors des manoeuvres de contournement (des obstacles, des côtes) et d'évitement des autres navires. Il doit savoir prendre des initiatives, exercer son autorité et avoir le sens des relations humaines pour faciliter le travail et la vie à bord.


Salaires et conditions de travail

Les salaires sont avant tout fonction de l’ancienneté et de l’expérience, mais selon les responsabilités et la taille du navire, ils varient en moyenne de 2 800 à 3 800 € brut/mois.

Les conditions de travail varient selon les rythmes de navigation et d'escale du navire :

  • au long cours, les escales sont espacées mais leur durée a été réduite par l'efficacité des systèmes de chargement.
  • au cabotage, les opérations commerciales sont plus fréquentes et la navigation près des côtes souvent plus délicate.

Le rythme de travail des marins étant plus soutenu au cours des escales, le lieutenant doit parfois surveiller le chargement et le déchargement de la marchandise, le suivi des passagers éventuels ou les approvisionnements du navire.

Les rythmes d'embarquement reposent à peu près sur une alternance par moitié du temps en mer et à terre (congés). Les modalités varient selon la durée de la période de navigation : 2 mois de congés à terre pour 2 mois en mer au long cours, 3 jours / 3 jours au « car-ferry ».


Formations et carrière

La formation de chef de quart passerelle peut être polyvalente (pont et machine) ou spécialisée (pont). L'accès au métier de chef de quart passerelle (lieutenant au pont) peut ainsi se faire de trois façons :

  • en formation continue pour les titulaires du brevet de capitaine de pêche;
  • par la formation d'officier chef de quart passerelle (OCQP), accessible aux professionnels maritimes (titulaires du certificat de matelot de quart à la passerelle, du brevet de capitaine 500 et du brevet de chef de quart machine) ayant satisfait soit à un examen probatoire, soit à une formation complémentaire ;
  • pendant le 1er cycle de la formation polyvalente d'officier de 1ère classe de la marine marchande, qu'on intègre après le baccalauréat par un concours de niveau bac scientifique.

Avec l’expérience en navigation, la filière professionnelle permet de progresser par la formation continue vers les fonctions de second capitaine, puis de capitaine.

Découvrir :
les formations "pont" de la marine marchande aux niveaux du collège, du bac ou d'autres
la formation d'officier de 1re classe de la marine marchande
les conditions d'aptitude physique

 

Le chef mécanicien dirige le service machine. En pleine mer, le navire fonctionne en autonomie : à bord, il est responsable du bon fonctionnement de tous les appareils. Toutes les opérations d’entretien, de maintenance et de réparation des installations du navire se font sous sa direction.

En cas de problème technique, le chef mécanicien doit veiller à assurer les fonctions vitales pour la sécurité de la navigation et l'exploitation du navire comme pour le suivi des opérations commerciales. Le chef mécanicien est donc un élément essentiel de la sécurité du navire, de l'équipage et de la cargaison.

Voir le témoignage de Laure Massy : chef mécanicien


Activités

Le chef mécanicien encadre et dirige tous les marins du service machine : mécaniciens, électriciens, etc.

Ce sont eux qui, à partir de la seule énergie du bord (gasoil, gaz), sont chargés du bon fonctionnement des machines qui fournissent 24 h/24 et 7 j/7 les énergies mécaniques et électriques indispensables à la marche et à l’exploitation du navire.
Ainsi le moteur principal doit assurer sans défaillance la propulsion du navire et les moteurs auxiliaires fournir l'électricité pour toutes les installations du bord :

  • mécaniques : ventilateurs, compresseurs, pompe, systèmes hydrauliques, fabrication d'eau douce à partir de l'eau de mer, etc. ;
  • thermiques : chauffage, climatisation, réfrigération, etc. ;
  • électroniques : instruments de navigation, conduites d'installations, appareils de surveillance, ordinateurs, etc.

Le service machine veille aussi au bon fonctionnement des installations dédiées à la cargaison et aux opérations commerciales.

Le chef mécanicien dispose d'une grande autonomie.

Le chef mécanicien est placé sous la seule autorité du commandant. Il le tient informé de l'état de marche du navire et des incidents ou des avaries éventuelles, ainsi que des travaux en cours ou à prévoir. Il peut entrer en liaison avec les services de l’armement à terre pour trouver des solutions aux problèmes techniques les plus complexes. Il doit travailler en bonne intelligence avec le service « pont ».


Qualités requises

Compte-tenu de la grande diversité des navires de la marine marchande, le chef mécanicien doit être capable de s'adapter aux puissances variées et aux technologies parfois très complexes des machines que requiert chaque type d'activité :

  • transport de marchandises (pétrole, gaz, produits chimiques, conteneurs, céréales…)
  • transport de passagers (car-ferries, croisières, cargos mixtes, catamarans, navires à grande vitesse)
  • activités maritimes spécialisées (recherche océanographique ou sismique, avitaillement off-shore, extraction de matériaux marins, dragage, etc).

Un chef mécanicien doit donc posséder des connaissances techniques variées, une solide expérience du service machine et le sens du travail en équipe. Il doit faire preuve de grandes capacités d’analyse, de rigueur et de méthode. Comme le commandant, il doit savoir gérer et animer une équipe, ne pas compter son temps et prendre des décisions rapides.


Salaires et conditions de travail

Les salaires sont à la hauteur des responsabilités et des compétences requises. En fonction de l’expérience acquise, ils peuvent aller de 4 500 à 7 000 € brut/mois, voire plus sur les navires les plus importants.

Le personnel machine travaille en journée sous la direction du chef mécanicien. La salle de contrôle de la machine est aujourd'hui le plus souvent insonorisée et climatisée, mais le milieu de la machine reste chaud et bruyant. Les tâches, bien que passionnantes, restent physiquement exigeantes.

Les conditions de travail varient principalement selon :

  • les zones de navigation ;
  • l'environnement climatique et météorologique ;
  • les caractéristiques du navire et son activité ;
  • la durée d'absence du port.

Formation et carrière

La formation pour devenir chef mécanicien se déroule dans les écoles de la marine marchande :

  • soit en formation initiale polyvalente sur trois ans,
  • soit en formation continue spécialisée sur deux ans,

avec dans les deux cas des périodes de navigation complémentaires.

Certaines conditions, comme l'âge, le niveau d'études et surtout l'aptitude physique, obligatoire pour exercer la profession de marin, sont nécessaires pour accéder à ces formations.

Le brevet de chef mécanicien est délivré aux titulaires du diplôme d’études supérieures de la marine marchande une fois qu’ils ont accompli trente mois de navigation effective comme officier mécanicien.

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La formation polyvalente d'officier de 1ère classe
Les conditions d'aptitude physique